04 janvier 2012
Happy new last year
Qu'on soit ou non deuxmilledouziste, j'ai comme dans l'idée que vu l'état de l'espèce humaine en ce moment, on va entendre parler de cette fameuse fin du monde programmée un peu partout cette année. Parce que nul doute que si on en cherche, il ne sera pas très difficile de voir des signes de catastrophe partout, quand bien même ça fait depuis le début de l'humanité que tout part en couille à en croire les chantres du "c'était mieux avant".
Mais que l'on croie ou non que tout s'arrêtera le 21 décembre de cette année (j'aime bien l'idée d'une catastrophe prévue pour un solstice, c'est beau comme une prophétie, non?), il n'y a pas de raison de ne pas se souhaiter pour autant une bonne année. Pleine de bonnes choses surtout (et avec une option mec bien pour moi, je ne dirais pas non).
A part ça, il n'y a rien de particulier à dire sur mes vacances tant la glande fut relativement intensive. Aidée un peu par un gentil virus qui, sans rhume ni toux m'a poussé à un gentil 38°. Autrement dit, la grippe m'a fourni une excuse parfaite pour ne rien foutre du tout, encore plus que prévu. Parce que oui, j'avais prévu d'aller au fitness sans C., toute seule comme une grande, mais bon, les courbatures, la fièvre, tout ça tout ça…
Ok, j'y suis quand même allée lundi, et c'était même pas si terrible d'y aller sans le soutient de C. C'était même fichtrement amusant de voir l'effet "bonne résolution", vu que je n'avais jamais croisé autant de personnes en même temps dans cette salle. Un deux janvier… étonnant, non? J
Au rayon des anecdotes, une amie de longue date a réussi à me vexer par une remarque déplacée lors d'un souper (et si ce n'est pas difficile, venant d'elle et considérant le sujet, ça m'a surpris) et… j'ai eu un contact avec O. et un (tout petit) avec C.
Pour la vexation, j'expliquais à la copine en question mon histoire de vacances en Écosse, ou comment se gourer de date de retour parce qu'on est persuadé de s'être laissé un créneau pour voir C., et elle m'a sorti "ah, je n'avais pas compris l'absolue nécessité de voir C…" sur un ton, mais un ton… on aurait cru que j'avais séduit son mari avant de le basculer sur le tapis pour le violer sous les yeux de leurs enfants! (Dieu m'en préserve, son mari me fait plus froid que chaud, brr). Oui, j'ai envie de voir C., oui, quand je suis en vacances, j'essaie de m'arranger pour le croiser, non, ce n'est pas vital, mais c'est pas pour autant que je m'en passe de gaîté de cœur. Bref, j'ai pas aimé. J'y peux rien s'il est marié, j'y peux rien si mes sentiments (et les siens) sont ce qu'ils sont, c'est déjà assez dur de faire avec sans me prendre dans les dents la moral à bon marché des biens pensants, merci.
Sinon, comme je l'ai dit, j'ai eu des "nouvelles" de O. Il m'a envoyé ses bons vœux pour noël, je lui ai répondu puis souhaité une bonne année le moment venu. C'est là qu'après m'avoir retourné mes vœux de nouvel an, il m'a écrit deux heures plus tard un sms qui sortait de nulle part, avec un truc totalement anecdotique précédé d'un "au fait" totalement incongru. Genre après presque six mois sans nouvelles, il me dit "au fait, je dis encore souvent "grnx" comme le chat dans Larcenet". Ah… soit… bien bien… et? Et rien, j'ai pas répondu cette fois, mais sa capacité à jouer l'autruche m'impressionne, et pourtant dieu sait que je suis 10ème dan en la matière.
A côté de ça, C. m'a envoyé juste un petit mot à 23h59 le soir du réveillon. J'ai répondu de façon neutre, des fois que sa femme lise par dessus son épaule, mais ça m'a fait rudement plaisir qu'il pense à moi.
Dans la catégorie "les histoires d'amour c'est compliqué" (quand à savoir si elles se finissent mal en général, je vous laisse seuls juges, même si j'ai mon idée sur la question), j'ai eu la visite de M. durant mes vacances. Visite prévue de longue date, mais un peu chamboulée par la dispute violente entre elle et son amoureux la veille au soir.
Je repense souvent à cet histoire de Jaddo (je conseille très très vivement son bouquin d'ailleurs, "juste après dresseuse d'ours" aux éditions fleuve noir (ou dans le blog du même nom), cette fille est juste géniale) ou elle parle des manipulateurs en disant "on peut dire à un policier "le type là m'a menacé avec un couteau et m'a hurlé dessus qu'il allait me tuer salope!", on ne peut pas dire à un policier "le type là veut me faire faire un tout petit pas qui me met vaguement mal à l'aise"". Et pourtant, les deux types sont dangereux.
Et bien, au récit de la dispute entre M. et son chéri, j'ai eu cette foutue impression du petit pas que me met vaguement mal à l'aise parce que son type à elle voulait lui faire certains petits pas qui moi me semblaient un peu bizarre tout de même.
Après… c'est déjà pas facile de savoir où on en est quand on est soi-même impliqué (bon, ok, avec le nez dedans, c'est pas mieux, c'est vrai), se baser sur le récit d'une dispute, c'est tout de même super biaisé comme impression, mais quand même, y'a un je ne sais quoi qui me gêne aux entournures et qui me rend parano.
Parce que M., j'y tiens moi… et que j'ai très envie de mettre des grands coups de tatane dans la gueule à quiconque voudrait lui faire du mal. Surtout si c'est un type qui la joue un rien trop "moi petite, j'ai tout vécu tout compris, tu vas voir comment le violon c'est beau" alors qu'après deux divorce, je serais toi, je la jouerais un rien plus humble tout de même mon gars.
Et je me fous de savoir que t'as fais 15 ans d'analyse, tu touches pas à ma pote, c'est tout! C'est une fille bien (qui avait fini par croire que l'amour c'était pas pour elle par faute d'avoir rencontré les bons mecs au bon moment), et crois moi, c'est fragile les gens comme ça. Alors patte blanche et pas d'entourloupe, sinon, je mords, non mais.
14 décembre 2011
Bonne poire vs pomme pourrie
C. me racontait l'autre jour les derniers coups de pute de son ancienne cheffe, qui a réussi à manipuler et à faire passer du côté obscure de la force (celui où dire "je suivais les ordres" ne suffit plus) un copain à C.
C'est assez terrible de voir ce que ce type de personnalité (pervers manipulateur) sont capable d'infliger à leurs semblables, en particulier quand ils sont en position de force, dans ce cas-ci hiérarchique. C. a subi ça au boulot, moi j'ai eu droit au même genre dans mon couple, je l'ai déjà dit.
Une de nos interrogations, c'est est-il possible de repérer ces gens et de ne pas retomber dans les mêmes travers la "fois suivante" s'il doit y en avoir une. Il n'y a bien sur pas de réponse universelle à cette question, tant les gens, manipulateurs comme victimes, sont divers. Mais je pense quand même que lorsqu'on a subi ça une fois, on a plus de chance de les repérer plus tôt en moyenne.
Sauf que, un moyen de se protéger, c'est de se méfier. Mais en venir à se méfier de tout et de tout le monde, c'est quelque part admettre la victoire de notre ancien bourreau, tant cela implique de se couper de pas mal de personne à qui notre parano ne laissera aucun bénéfice du doute.
Et comme je le disais à C., je suis très mal outillée, moi la bonne poire, pour pratiquer ce type de méfiance. Je sais que j'ai un profil de victime pour ces gens là, et même si ma "victoire" contre mon bourreau de l'époque me réconforte et me pousse à croire en moi quand il s'agit de ne pas aller plus loin que je ne le peux, je ne peux pas pousser l'orgueil jusqu'à me croire à l'abri.
Durant le téléphone, je lui disais d'ailleurs que j'ai ce côté naïf et confiante envers quiconque me traite bien, ne serait-ce qu'en apparence, et que ma copine A. me dit souvent qu'elle va me surnommer poire si je continue. Et là, C. a eu une de ses réactions imprévisibles et adorable. Il a sorti une petite vacherie sur A. et quand je lui ai dit que bon, c'est une de mes amies et du coup, elle a le droit de m'asticoter comme ça, il m'a dit "ouais, mais là, elle touche à ma Sola et ça, ça passe pas!"
Je n'arrive pas à savoir si le mieux serait d'arriver à oublier tellement complètement ce qu'il s'est passé avec l'autre salopard il y a maintenant bien longtemps, au risque de se refaire avoir, ou s'il vaut mieux s'en souvenir, et se dire qu'il a réussi à imprimer une marque permanente, comme une ombre, sur moi et mon comportement. Il n'y a bien sur pas de réponse une fois de plus, mais c'était intéressant d'en discuter avec quelqu'un qui comprend vraiment de quoi je parle.
Je le remarque souvent, on a décidément quelques traits de personnalité en commun avec C. L'un d'eux, c'est cette sensibilité qui a fait que certaines expériences traumatisantes, surtout durant l'enfance et l'adolescence, nous ont marqués au fer rouge, et ont déterminé plus d'une réaction et d'un trait de caractère par la suite.
La différence se fait principalement au niveau de notre façon de gérer ces "cicatrices". J'ai pris la tendance de l'isolement pour me protéger comme je peux de ma naïveté, il a pris le chemin de l'esbroufe pour tenter de masquer cette sensibilité. Bien sur, dans notre monde de nuance, rien n'est juste noir ou blanc.
D'ailleurs, c'est aussi un de nos points communs, même si lui aime bien jouer au manichéen pour rire, nous sommes tous les deux très dubitatifs devant les choses qui manquent de nuances.
N'empêche, 10 ans après, c'est étonnant de voir à quel point, par son comportement venimeux, cet ex a réussi, en exacerbant certains de mes traits de personnalité, à miner ma confiance en moi et à régir encore une partie de ma façon de voir les choses et les relations avec autrui.
Bien sur, ce n'est pas à cause de lui que je préfère les petits comités de gens que je connais bien aux grands groupes, ni que je peine souvent à trouver la bonne attitude et la bonne distance en société, parfois même en famille. Mais la méfiance, mais cette tendance "chat échaudé craint l'eau froide" quand je crois ressentir un rien de rejet, mais ces chemins tracés en moi qui me font subir cruellement les hauts et bas normaux d'une relation en les accentuant, ça, c'est à lui que je le dois.
En dehors de ces interrogations partagées, entre C. et moi en ce moment, il y a… appelons ça de la fatigue. Non pas dans le sens où nous sommes fatigués de parler ensemble et de passer du temps ensemble, oh que non, mais concernant le contrôle que nous devons constamment exercés sur nous-mêmes pour garder notre relation dans les limites que nous avons fixées.
Je l'ai dit, la semaine dernière, alors que je m'entraînais, il est venu me parler et a tombé le masque quelques minutes, ce qui m'a plus paniquée qu'autre chose dans le fond. Et hier encore, c'est un peu parti tous azimuts à nouveau. En partie par ma faute, je l'ai asticoté assez méchamment au début, vilaine que je suis.
Ceci dit, c'est vrai que même si l'attirance entre nous fait que j'ai beaucoup de mal à m'empêcher de jouer avec le feu, ce genre de délires me mets quand même de plus en plus mal à l'aise. Parce que malgré tout ce qu'on se dit, il y en a tellement plus que l'on doit taire, parce que ça ferait trop mal. Parce que malgré tout ce qu'on en rêve, il y a le fait que nous n'avons jamais, en bientôt deux ans, dépassé les limites et que ça, ça veut vraiment dire quelque chose.
On connaît tous deux les conséquences possibles du "moment de faiblesse" partagé. Et je dois dire que quand je l'entends parfois, quand je vois dans ses yeux son désir, quand je sens dans mes tripes ces compulsions qui me poussent à tendre la main vers lui pour le toucher, j'ai peur.
Peur que ça arrive, peur qu'on dérape, peur des conséquences, peur du moment où il réaliserait ce qu'il a fait, peur du moment où je me retrouverais, une fois de plus, seule. Et peur que cette fois, ce soit en ayant perdu son amitié, parce que comment rester amis après quand on a notre sens moral et qu'on sait, encore mieux et trop bien, à quoi l'on s'expose, ou parce qu'on a réalisé que finalement, ce n'est pas ce qu'on croyait…
Et cachée, insidieuse, gluante, acide… peur que s'il se passe quelque chose, il réalise que je ne suis que moi, et pas celle qu'il croyait voir, et qu'il me rejette…
07 décembre 2011
Enfin la pluie
Si si je vous jure, ça me fait plaisir qu'il pleuve, parce que bon, la sécheresse, c'est préoccupant dans mon métier. Par contre, comme tout en chacun, j'aime autant ne pas être dessous… Et pour être franche, c'est un rien déprimant le combo froid pluie vent soleil qui se couche à 16h30… Grosse envie de journées sous la couette avec bouillotte, thé chaud et un bon gros roman…
Malgré ses menaces et malgré ses problèmes, G. est toujours vivant, ce qui est une bonne chose quand même. Bon, ok, un de ses copains a eu assez peur pour demander aux flics de passer chez lui voir s'il n'avait pas fait ce qu'il disait vouloir faire, m'enfin.
L'autre jour, il n'a même pas mal pris un truc un peu dur que je lui ai dit. Faut dire, il se plaignait que son pote (celui du téléphone aux flics, celui qui le soutiens le plus en ce moment) avait un peu pété un plomb et l'avait envoyé sur les roses. Et G. qui me sort "il ne devrait pas me parler comme ça, surtout après le jour ou j'ai failli me suicider" (enfin, ça voulait dire ça). Je l'ai un peu recadré en lui rappelant qu'on a tous nos limites et qu'il n'est pas le seul à avoir le droit de péter un plomb.
Tiens, mon tout grand chef (en dessus, y'a plus) vient de passer dans mon bureau… il était sûrement en réunion avec mon chef et du coup, il a profité de l'occasion pour venir serrer la main des petites mains justement et nous souhaiter de bonnes fêtes… ça pourrait être sympa si ce n'était pas terriblement politiquement politique… on ne le voit jamais sauf l'année avant les élections, étrange non? J'ai beaucoup aimé aussi son "elle est très concentré" en sortant de mon bureau… s'il savait que c'est parce que j'écris mon journal…
Hier et aujourd'hui à midi, c'était entraînement avec C. J'ai d'ailleurs mal à la nuque (non, je ne me "muscle" pas la nuque, mais un des exercices me mets dans une position qui visiblement ne plait pas beaucoup à mon pauvre cou) et à quelques autres muscles, parce que deux jours de suite, c'est chaud quand même.
Aujourd'hui, alors que j'étais sur une machine faite pour entrainer l'extérieur des cuisses et les fesses, C. est venu comme souvent papoter un peu entre deux exercices. Sauf que voilà, le mouvement que je faisais moi, on part les jambes serrées et on finit les jambes le plus écartées possible… Autant dire que c'est un peu… connoté? Surtout vu nos déconnades régulières sur le sujet, c'est plus une porte ouverte, c'est carrément l'entrée d'un hangar là… (et non, ce n'est pas une allusion à mon entrecuisse, merci… J)
Donc, il était là, à me regarder, et tout à coup… il a cessé de faire le pitre…Donc, il a laissé s'afficher sur son visage et surtout dans ses yeux son désir, physique, psychologique, tendre et brutal. Et je n'ai pas réussi à soutenir ce regard…
Je lui ai dit que c'était vache de sa part de me regarder comme ça. Et quand il a dit qu'il ne voyait pas de quoi je parlais, pour une des premières fois avec lui, ça m'a fait mal, mal parce que c'était un mensonge, mal parce qu'il voyait bien à quel point ça m'affectait et qu'il ne remettait pas la sourdine habituelle. Au point que je me demande s'il n'y avait pas une part de test, pour voir si l'attraction qu'il exerce sur moi "fonctionne" toujours.
Mais ça devait être un jour comme ça, parce qu'un peu plus tôt, alors que j'étais debout à côté de lui qui, assis, m'expliquait un truc, j'ai eu une pulsion, une image en 5 sens de mes bras autour de lui et de sa tête appuyée contre mon ventre… Et je n'ai pas pu retenir ni les yeux qui se ferment, ni mes mains qui se sont posées sur mon ventre… Et évidemment, comme toujours avec lui, il a vu que quelque chose se passait et le connaissant, il a probablement deviné de quoi il s'agissait.
Plus tard, à la fin de notre entraînement, alors qu'il faisait des abdos allongé sur un tapis, moi assise en tailleur sur celui d'à côté, j'ai eu à plusieurs reprises ces impulsions que je dois réfréner de toutes mes forces, comme cette envie de poser ma main sur son ventre… ou de la glisser sous son t-shirt pour caresser sa peau. Puis, alors qu'il se mettait un peu à la romaine pour s'étirer, d'attirer sa tête dans mon giron et de, littéralement, lui mettre la main dessus… Je me suis même retrouvée à fixer ses lèvres avec une terrible envie de l'embrasser comme plus depuis longtemps.
Une fois dans la voiture, il y a encore quelques mots échangés, quelques regards qui allaient, toujours, dans ce sens… Moi qui commençais parfois à me détendre dans une fausse impression que toute cette attirance, gentiment, était en train de s'endormir, je suis obligée de réviser mon jugement. Pourtant, la veille, alors que je tentais, juste pour voir, un exercice sur un ballon, quand il m'a touchée (plus que jamais avant je crois bien) pour me rattraper et éviter que je ne me fracasse sur le dos, on a même pas relevé, ni lui ni moi… ou alors, quelque chose m'a échappé?
Ce que je ne sais pas, c'est si on pourra en parler franchement comme d'habitude. J'ai dû trop me mordre la langue pour ne pas le faire ce midi, pour ne pas pousser plus sur cette pente glissante. Mais bon, rien hein comme il dirait. On va gérer, comme toujours. Dire qu'à notre arrivée au fitness, il me faisait une théorie sur comment faire fonctionner un couple sur la durée et les sacrifices que ça pouvait engendrer… prophétique comme approche?
Prochain entraînement, mardi, on verra comment ça ira d'ici là. A part ça, je dois admettre après plusieurs sessions maintenant, le fitness comme ça, ça ne me déplait pas. J'ai toujours eu une grande patience face aux trucs répétitifs, et le fait de faire tranquillement, dans l'ordre qu'on veut, avec le poids qu'on trouve adapté sur le moment, des exercices bien ciblés qui ne me font même pas mal au dos, je trouve ça finalement tout à fait agréable. On verra dans six mois bien sur, mais je pense que si ça s'accompagne d'une progression sensible (au moins pour moi) et donc encourageante, je pourrais décidément me dire que c'est quelque chose qui me convient… au moins en bonne compagnie du moins.
Encore que je me suis dit que durant mes vacances de noël, histoire de ne pas retourner au stade du flan mou après deux mois d'entraînement, je pourrais y aller sans lui, pour voir.
30 novembre 2011
Rayer
Pas tant d'inspiration ces derniers temps, pourtant, je suis de nouveau dans le train-train "je m'emmerde, j'ai même pas tant de boulot et aucune envie de le faire".
J'ai eu ma super journée (matinée au final) de merde, et ça ne s'est pas trop mal passé. J'ai totalement merdé mon speech d'accueil et une collègue m'a reproché de ne rien avoir amené comme info locale (pas osé lui répondre qu'il ne se passe rien parce que je ne fais rien), mais à part ça, les gens étaient pas trop mécontents je crois.
Le fait d'avoir enfin ce truc derrière moi plutôt que devant m'a si bien détendue que le lendemain, alors que j'avais rendez-vous à 11h chez le coiffeur avec un truc à faire avant, je me suis réveillée… à 10h40… Le pire, c'est que j'avais mis mon réveil, mais je me suis apparemment rendormie en sursaut vu que je me souvenais à peine d'avoir éteint le machin.
Faut admettre d'ailleurs que ces derniers temps, j'ai vraiment du mal à gérer mon sommeil. La semaine, impossible de dormir tôt même si je vais me coucher à des heures raisonnables, parce que je bouquine ou parce que j'insomniaque. Le week-end, je me rattrape en me réveillant tard, ce qui fait que je ne vois presque rien des matins ces jours là.
Bref, le week-end, j'hiberne et la semaine, je m'emmerde. Avec ces envies de rien qui gonflent et varient entre moyennes et fortes, quelques crises de parano et des bouffées de fatalisme crasse. Pour être claire, je m'encroûte et je me renferme, encore et toujours.
J'aimerais bien avoir un moyen de mesurer exactement le taux de motivation, ou plutôt d'absence de, juste histoire de savoir si c'est une impression ou si vraiment ça empire avec le temps. On se dit toujours que bien sur, s'il le faut, on saura redonner le coup de collier pour ne pas devenir celle qui met du vieux pain sur son balcon… Mais pour être franche, je commence à lorgner mes quignons d'un drôle d'œil…
A part ça, aucune nouvelle depuis… pfiou… au moins… de la part de O. Je pense que mon refus de témoigner pour lui l'a définitivement vexé et qu'il m'a plus ou moins rayé de sa vie. Et le fait que je n'ai pas cherché à le retenir lui a sûrement fait comprendre que c'était fini entre nous. C'est mieux, il était instable et pas pour moi, mais même, je l'ai perdu, et ça, ça ne fait jamais plaisir.
Bon, allez, un peu de positif, avec C., ça roule toujours. Ce matin encore au téléphone, il m'a dit que quand je suis fatiguée, j'ai une voix toute douce et qu'il trouve ça mignon…
En plus, on a enfin pris nos bonne résolutions, on est deux, on se motive, et donc, on s'est inscrit dans un fitness. Aujourd'hui, on y va pour la première fois "vraiment", c'est à dire juste nous, sans inscriptions, sans séance de démarrage avec un coach, juste nous… et les autres utilisateurs de la salle, bien sur. Mais en général, c'est calme.
On verra ce que ça va donner pour moi compte tenu de mes lombaires pourries, mais lors du coaching de la semaine dernière, à part que j'ai découvert que j'avais des muscles à des endroits où je n'en avais jamais senti, je ne pense pas que je me sois fais mal au dos. Bon, c'est vrai aussi que forcément, mère nature la truie, j'avais mes règles et que ça va toujours chez moi avec des douleurs sur toute la ceinture abdominale, donc, difficile de dire si c'était les hormones ou la "musculation" qui a provoquer les douleurs diverses ressenties.
J'ai beau me mettre, pour la première fois de ma vie, au "sport" régulier, il n'empêche que ces derniers temps, physiquement, mentalement et surtout, moralement, je ne cesse de me prendre des coups de vieux. Parce que le corps se déglingue un peu plus chaque jour, parce que je ne fonctionne plus avec juste 6h de sommeil par nuit, parce que la vie est morne, parce que je vois arriver mes 40 ans à grand pas et que comme beaucoup, je me demande ce que j'ai fait de ces 40 ans et ce que je vais pouvoir faire des 30 ou 40 à venir…
Bref, c'est pas la joie, mais on va dire que c'est la saison et le brouillard bien présent dans la région qui me tombe sur le moral. Et que si jamais j'ai la chance, peut-être, un jour, de croiser un type bien et pas marié, ce genre de déprime là va fondre comme neige au soleil. Enfin… j'espère… Et puis, j'ai fait changer mes verres de lunettes, à défaut de ne plus être myope ou d'avoir du soleil tous les jours, au moins, je vois clair, parce que les anciens étaient tellement rayés que c'était encore plus brumeux.
En arrière plan, G. va mal, voir très mal et m'a reparlé hier soir de suicide. Le genre de sujet toujours difficile à gérer… Le pire, c'est que j'en suis au stade, après m'être demandé ce que cette relation m'apportait, d'un certain détachement. J'en ai discuté avec C. ce midi, lui me disait qu'on ne peut pas vivre la vie des autres à leur place et qu'à un moment, il faut se mettre en retrait et ma foi, si c'est ce qu'ils veulent ben… Parce que se faire tirer en bas et culpabiliser, ça va un moment, mais après, ça devient de l'instinct de conservation que de ne pas se laisser faire.
Je ne peux pas m'empêcher d'être d'accord avec C., mais il n'empêche que la culpabilité soit de ne pas avoir réussi à empêcher ça, soit de l'avoir pris avec un peu trop de détachement finalement, ce ne sont pas des positions faciles à assumer, ni l'une, ni l'autre… Bon, G. a tenté de m'appeler ce matin, espérons que c'était pour me donner de "bonnes" nouvelles.
Sinon, au cours de la conversation et les fêtes approchants, C. m'a dit que la trahison de sa femme, il l'avait découverte un 23 décembre… Joyeux Noël… Et il avait une douleur et une colère dans les yeux quand il m'a reparlé de ça… argh…
22 novembre 2011
Piqure de rappel
Ce week-end, j'avais invité E. et ma famille à une petite bouffe, plus quelques photos des voyages faits avec E. cette année. Ça s'est je pense très bien passé, même si j'avoue que je me réjouis de savoir ce que mes parents en particulier en ont pensé.
Bon, mon frère par contre… il avait l'air totalement crevé et donc, il peinait un peu à être de bonne humeur. Je peux comprendre, mais ça ne m'arrangeait que moyennement tant il peut être acide quand il est de mauvaise.
Dimanche, on avait rendez-vous pour une petite sauterie entre geeks, enfin, genre. Franchement, j'ai plus apprécié le repas en petit comité avant que le bidule après. Mais bon, c'est une habitude chez moi.
Ça m'a au moins permis de revoir le type sympa que j'avais croisé cet été à la plage et cette fois-ci, de retenir son pseudo et son prénom. Y'a eu moins de déclic, mais je trouve toujours qu'il a des yeux assez fascinants. Et qui sait, je vais peut-être le revoir à un spectacle au début de l'an prochain, c'est cool.
Par contre, au moment de partir, un des potes de E., que j'ai croisé maintenant pas mal de fois, m'a lancé un regard bizarre qui m'a rappelé de mauvais souvenirs. J'avais dit au revoir, j'étais à la sortie de la salle et donc à plusieurs mètres d'eux et je me suis retournée pour vérifier je ne sais plus quoi.
Et là, comment dire… cette impression de sourire faux-cul et que la personne s'arrête de causer parce qu'il est en train de sortir une vacherie sur toi et qu'il n'assume pas trop de le faire alors que tu le regardes, même si tu ne peux pas l'entendre. Et franchement, ça m'a rappelé pas mal de souvenirs que j'aime mieux oublier. Une sorte de fausse note sur le week-end, mais enfin, tant pis.
11 novembre 2011
Songe à la réalité.
L'autre soir, j'ai fait un long rêve donc C. était un des personnages principaux. C'était tellement agréable/dérangeant que ça m'a réveillée à 3h du matin. Pas comme un cauchemar où l'on peine ensuite à se rendormir, plus comme le truc qui devient trop dangereux, trop séduisant, et c'est cette peur là qui nous fait remonter à la réalité.
Il m'en reste quelques scènes, en particulier deux : une pièce assez nue, un matelas par terre, un "on a assez attendu comme ça" de sa part et puis son corps sur le mien (habillées, les deux) qui m'enfonce dans le matelas et sa bouche sur la mienne, sa langue qui me fouille…
Pour l'autre, une cuisine, un bloc central, "l'ex"-femme de C., une tierce personne, C. appuyé contre l'îlot en train de cuisiner et moi qui me colle contre son dos, le touche, le caresse, lui murmure des choses à l'oreille, comme pour marquer mon territoire et me prouver que j'ai le droit de le faire.
Le jour d'avant, à midi, une de ses phrases me cueille un peu "à froid" : "toi, t'aurais vraiment besoin d'un gros gros câlin aujourd'hui", et il faisait clairement allusion à la tendresse et pas au cul. Je lui ai répondu qu'il pouvait enlever le "aujourd'hui", mais je n'avais pas remarqué à quel point plusieurs choses que j'avais dites sonnaient comme les paroles de quelqu'un qui meurt de "faim". Si je ne m'en rends même plus compte, ça devient vraiment dangereux.
Aujourd'hui, à nouveau une balade à la place du fitness qui sera pour la semaine prochaine (pour lui, piscine pour moi). On part de son boulot et on fait plus ou moins un de mes circuits réguliers, puisque on passera pas loin de chez moi au bout de la boucle. Sur le parking devant son bureau, on cause un bon moment encore. Jusqu'à ce que je voie des collègues à lui, hilares à la fenêtre. Il se fera passablement charrier à son retour au bureau. Le hic, c'est que je bosse parfois avec certains d'entre eux, donc ils savent qui je suis.
Toujours cette attirance entre nous, évidemment, mais l'envie de tendresse, toujours fondamentale pour moi, qui supplante de plus en plus souvent d'autres envies. 8 mois que plus personne ne m'a fait un vrai câlin, pas assez longtemps pour avoir appris à s'en passer, bien assez pour être vraiment en manque… et cette période de transition entre les deux qui risque bien de durer un bon moment.
Encore que, de temps en temps, je commence à remarquer les premiers signes du "sevrage". Un certain retrait, une peur du contact, une crainte de s'intéresser. Bien sur, la situation avec C. n'y est pas étrangère, mais je sais que j'ai en moi, autre extrême du pendule, ce côté animal craintif et solitaire. Autant dire que si quelqu'un devait arriver dans ma vie, il faudrait qu'il y aille doucement, le temps que je retrouve le mode d'emploi.
Sinon, hier, j'ai encore croisé quelqu'un qui de dos ressemblait vraiment à O… Et ça m'a fait mal. Parce que lui, je pouvais le toucher… Et que maintenant, je ne peux plus caresser la joue de personne…
C'est dur à formuler, mais y'a des jours comme ça ou savoir qu'échanger de la tendresse physique avec C. serait presque pire que de coucher ensemble, ça me déprime sévère. Tout contact prend tout de suite une telle dimension…
J'allais dire que certains gestes, pourtant imaginables entre amis nous sont interdits, mais je me rends compte que même avec mes amis proches, on est loin des clichés des films américains. De fait, je pense qu'un des facteurs qui fait que je me considère comme une "toucheuse" (une affamée du contact physique) avec la personne qui partage ma vie, c'est que j'ai le reste du temps et avec toutes les autres personnes une distance assez importante. Je ne me colle pas contre ma meilleure amie pour regarder un film ensemble, je ne touche pas les gens pour souligner un point dans la conversation ou n'importe quoi du genre.
Je me demande si c'est moi qui ai élevé une sorte de barrière finalement autour de moi, ou si tout ça, c'est culturel. Je sais que certains sont plus tactiles que d'autres, je sais que je ne suis pas forcément non plus immédiatement à l'aise avec le fait d'être touchée par des gens, même si je les connais bien, parce que ce n'est pas habituel justement.
Je l'avais déjà dit, tout contact prend pour moi une importance vite démesurée, parce que, du fait de cette barrière personnelle ou sociale, c'est finalement quelque chose qui dénote une intimité importante. Et quelque chose me dit que je ne suis pas encore tout à fait à l'aise avec les implications de l'intimité pour moi.
J'ai peur de m'ouvrir à plusieurs niveaux, que ce soit craindre de me montrer telle que je suis (en abandonnant par ex les filtres du langage) ou ne pas être à l'aise quand on s'approche trop de moi, au point de me toucher, littéralement et figurativement. Toujours je suppose dans cette crainte du rejet, dans cette impression que le vrai moi ne mérite ni attention ni affection.
Ce qui fait que depuis longtemps, je considère les gens insupportables et néanmoins aimés par pleins de gens comme des énigmes complètes. Qu'on puisse maltraiter quelqu'un et le voir revenir en redemander à genoux me dépasse totalement, moi qui vit dans la crainte que le moindre faux pas me mènera au rejet. Même si j'ai parfois été dans le rôle de celui qui s'accroche.
Mouais… je m'enfonce dans la psy de bazar, mais tout de même, je ne cesse, presque chaque jour, de me demander ce qui, avec ma famille unie et mon éducation saine, a bien pu mener à une telle peur de l'abandon.
10 novembre 2011
Flemme assumée ou mauvaise conscience
Il y a quelques temps, j'ai commandé le bouquin de Jaddo sur amazon. Encore un bouquin sorti d'un blog, mais j'en avais envie. Sauf que le paquet a pris son temps pour arriver. La faute aussi au système de livraison, si j'avais su que ça passerait par DHL, je l'aurais fait livrer au bureau.
Là, en l'occurrence, après une semaine à me demander si oui ou non le colis allait arriver, j'ai fini par fouiller dans les mails reçu de la part d'amazon, dans les suivi de commandes planqués sur leurs site et après m'être énervée un moment, j'ai pu trouver le numéro de suivi DHL… qui m'a confirmé que mon paquet avait été livré depuis une bonne semaine.
J'ai demandé à DHL par mail qui avait signé le bon de livraison, j'attends toujours. Mais me doutant que ça avait probablement fini chez quelqu'un de l'immeuble, quand j'ai croisé ma voisine le lendemain matin, je lui ai demandé si par hasard, elle n'aurait pas vu mon colis. Elle m'a répondu que non non, rien du tout. Mais qu'elle demanderait à ses locataires.
Et le soir, comme par hasard, qu'est-ce que j'ai trouvé sur ma boîte aux lettres… mon paquet qui m'attendait… Comme le coin était déchiré, je soupçonne quand même que si j'avais commandé autre chose que des bouquins, je n'en aurais jamais vu la couleur. Bref, notre monde moderne nous permet de se gorger de bien de consommation facilement et sans bouger de chez soi, mais leur système de livraison n'est pas encore très au point, c'est le moins que l'on puisse dire…
M'enfin, j'ai reçu mes bouquins, j'ai pris celui de Jaddo, je me suis posée sur mon canapé et… je me suis relevée quand je l'ai eu fini, environ deux heures plus tard. Et c'était bon.
Rien de bien passionnant en cours sinon en ce moment. Je bricole un peu, une expo, un bon film (the artist, j'ai beaucoup aimé, fan que je suis de chantons sous la pluie), une soirée avec A., le train train quoi. Samedi prochain, ce sera soirée diapo chez moi avec la famille et E. Et dimanche, lui et moi on a une rencontre avec plein de gens du web, ça me changera.
Le projet de fitness avec C. est reporté pour l'instant, il a réussi à se froisser un muscle dans l'épaule, du coup, impossible pour lui de faire des haltères comme il le voulait. Tant pis, ce sera pour plus tard, mais à défaut, on va utiliser notre pause midi pour marcher un peu et manger juste un sandwich plutôt que de bouffer au resto, ce sera toujours ça de pris en quelques sorte.
Quelque part, ça me fait bizarre de penser à des promenades comme ça avec C., c'est quelque chose que j'avais l'habitude de faire avec O. et là, justement, ce sera différent… Parce que C. se fout des petites plantes, parce qu'il parle beaucoup et j'écoute beaucoup, alors que O. parlait moins, et je causais plus.
C'est étonnant que je n'ai pas remarqué plus tôt, avec toute ma fascination pour les contes et les histoires, à quel point j'appréciais les gens capables de me raconter des choses. C'est maintenant une évidence, entre la faconde de C. et le fait que je suis capable depuis longtemps d'écouter E. me raconter ses jeux et ses personnages sans même y comprendre grand chose. Mais quand je pense que j'ai pu tomber amoureuse d'un taiseux comme J., je m'étonne moi-même.
Tiens, je me demande d'ailleurs si ce n'est pas pour ça que je supporte G. et ses grands airs, après tout, même si je n'aime pas son style, question histoires, il s'y entend, y'a pas.
ps: Maz, tes commentaires sont de nouveaux cassés, c'est chiant et c'est bizarre, vu que ça a marché quelques jours.
01 novembre 2011
Être ailleurs ou voyager
Mardi matin… la semaine s'annonce plutôt tranquille (bon, moins depuis mon dernier téléphone, saleté), une longue journée mais plutôt agréable jeudi, une visite et une bonne bouffe samedi avec A. Ce matin, de retour à son ordi, C. m'a téléphoné. Conversation assez neutre en fait, rien de bien inquiétant, mais j'ai eu du mal à trouver la bonne distance. Il faut dire que quand ma collègue est juste en face de moi, je suis bien obligée de rester relativement neutre justement.
J'aurais aimé garder sa voix plus longtemps au creux de mon oreille, mais comme il revenait de vacances, il avait beaucoup de choses à faire, des mails à trier, des collègues à qui dire bonjour. Si ma "colocataire" de bureau n'était pas là, je l'aurais rappelé cet après-midi, mais le mardi, c'est sa journée complète, vive les horaires des temps partiels.
Tant que je suis dans les conversations téléphoniques, celle d'hier avec G. que je redoutais passablement c'est mieux passé que prévu, heureusement. En fait, il a vu un avocat qui pense que son dossier est largement défendable. Il va tenter de négocier des dommages et intérêts minimaux tout de suite plutôt que la totale dans un futur lointain, mais si tout se passe bien, il pourrait régler ses dettes dès le fric touché, ce qui serait une excellente chose.
Tiens, je n'y ai même pas pensé hier, mais si véritablement il a enfin de quoi rembourser ses dettes, ça pourrait signifier me rembourser également. Pas que j'ai tellement besoin de ce fric, mais comme j'ai vaguement le projet de partir l'an prochain aux states… ça pourrait servir.
Un problème d'ailleurs ce voyage. La copine qui vit là-bas serait très contente de me voir, je lui ai d'ailleurs dit que j'aimerais bien y aller… sauf que… je me vois mal squatter son canapé (ils n'ont pas de chambre d'amis) pendant deux semaines. Ni partir moins de deux semaines, avec 6h de décalage horaire, c'est un minimum si on veut profiter un rien.
Le hic, c'est qu'y aller seule… Si c'est pour aller chez K., pas de problèmes, sinon… Je ne me sens pas trop de faire ce type de voyage sans avoir personne avec qui le partager. Surtout sachant que ça me ramènera forcément à mon voyage y'a trois ans au même endroit ou presque avec J.
J'ai donc demandé à A. si après l'Écosse, les USA la brancheraient. Ce qui est le cas. Sauf que, faudrait partir en automne pour que ça joue pour elle. Et puis, je ne sais pas s'il y aurait la place de squatter à deux chez K. En plus, après nos dernières vacances, même si elles étaient réussies, je ne dis pas le contraire, je ne sais pas si j'ai envie de partir avec elle aux États-Unis.
Ce dont je suis sûre par contre, c'est que j'ai très envie de retourner faire un tour là-bas. Ce pays est tellement dingue… Je ne m'attendais pas vraiment à ce que ça me plaise, mais je me suis vraiment sentie à l'aise. Leur côté poli, "small talk" mais en fait, très vivre et laisser vivre me convient tout à fait.
Mais pour l'instant, pour ce voyage, la situation est bloquée parce que… je n'arrive pas à me décider à contacter K. pour lui demander son avis sur tout ça. Parce que ça fait longtemps qu'on a plus causé, parce qu'elle fait tout passer par facebook et que je refuse de faire partie de ce machin, parce que du coup, je ne suis jamais sûre de son adresse mail, et que je n'ai même pas son adresse tout court, et donc son numéro de téléphone là bas.
Alors certes, reste skype, c'est comme ça qu'on s'est parlé la dernière fois. Mais ça me demande un peu de micmac sur mon ordi et c'est con, mais je n'arrive pas à me décider à faire cet effort là. Une répugnance qui va avec le fait que j'ai envie d'y aller, mais pas dans ces conditions je pense.
31 octobre 2011
Les affaires reprennent!
Ce matin, alors qu'il était dans son premier train, C. m'a envoyé un texto. Puis, alors qu'il était sur le quai, attendant sa correspondance, il m'a appelé… Bref, quand il recommence le taf, je suis son premier réflexe… c'est pas désagréable pour l'égo ça J
Outre ses vacances, il m'a reparlé du projet que je lui avais soumis, prendre l'un de nos rendez-vous hebdo de midi pour aller se bouger un peu. Il y a en effet un fitness dans le bâtiment où se trouve la piscine où je vais nager quand la lune est dans la bonne phase, que le vent souffle du sud et que le merle devant ma fenêtre a chanté trois fois. L'idée était donc qu'il soulève de la ferraille pendant que je barbote.
Apparemment, les vacances dans la famille de sa femme ayant été riches en émotions et en calories, il a décidé direct de passer à 2x par semaines. Ce qui veut dire, s'il veut continuer à voir les autres gens avec qui il mange, beaucoup moins de place pour moi, même si on ferait au moins les trajets ensemble. Donc, il m'a proposé de venir suer à côté de lui aussi des fois, pour qu'on puisse papoter en faisant de l'exercice…
L'idée à la base me plairait certes beaucoup, toutefois, elle implique deux choses… la première est très sérieuse, la deuxième, nettement plus… "girly?" Tout d'abord, il faut si j'envisage ce genre de choses que je fasse fichtrement gaffe. En effet, j'ai un dos tout pourri pour cause d'efforts intensifs mal gérés à l'adolescence, et donc, ma colonne fragile ne supportera pas n'importe quoi. Manque de bol, mon ostéo, toujours de bon conseil, est en arrêt et je ne peux donc pas lui demander ce qu'il serait raisonnable d'envisager dans mon cas.
C. m'a assuré que ses années d'entraînement ont toujours été bien gérées à ce niveau, mais il a un physique d'ours (version panda en ce moment, d'où le fitness)(panda caaaaalins… hem, pardon…), alors que perso, je me sens plus proche des Aï… communément appelés paresseux (ou aussi cruciverbistes level 1), lentement mais sûrement, c'est tout moi. Bon, j'exagère, mais je ne trouve pas d'animal à la colonne fragile, alors…
Et donc, question adaptation des exercices, pas sur que le type d'abdos qu'il faisait ou le type d'exercices qu'il pratiquait pour se muscler le dos soient adaptés aussi bien à ma morphologie qu'à mes disques mal en point. Faudra quand même que je lui dise que même sans poids je peux me faire mal en faisant un mouvement, il ne suffit donc pas de réduire la ferraille pour que tout se passe bien.
L'autre raison… c'est que faire du sport comme ça implique… de trouver des fringues pour aller en salle de sport. Alors, niveau t-shirt et même sous-tifs, j'ai tout ce qu'il faut, pour le bas par contre, c'est une autre histoire… Et c'est fou comme mon sens du ridicule tend à se réveiller à cette perspective. Oh, je suis sûre que si je cherche, je trouverai des "ensembles fitness" par paquet de 12 dans le premier magasin de sport venu, mais je crois que je dois avoir un traumatisme lié à l'enfance et au visionnage de Véronique et Davina (à vous le toutouyoutou dans la tête pour la journée, yeah ;)), mais pour moi, fitness rime avec lycra fluo moulant et j'ai la nausée rien que d'y penser…
Ce qui est sur, c'est que mercredi, on risque ben d'aller manger ensemble "comme avant" parce que bon, après 11 jours sans se voir, on va peut-être quand même profiter un peu. Mais la semaine prochaine, promis, on va tester le combo "fitness pour lui, piscine pour moi", histoire déjà qu'il puisse tester la salle et voir si ça lui convient. Voir aussi ce que ça donne niveau horaires, puisque mine de rien, se changer avant et se doucher après, plus les trajets, ça prend du temps.
Et même si ça veut dire passer un peu moins de temps face à face avec lui, j'espère vraiment que ça lui conviendra, il a l'air mûr pour faire quelque chose pour lui, pour perdre un peu de poids et regagner un peu de muscle et qui sait, quelques points de moral aussi, c'est toujours bon à prendre.
Sur un tout autre "front", j'ai eu hier des nouvelles de G., mon ami drama queen… Qui, dans l'ordre, s'est fait virer, vient d'apprendre que son salaire pourrait ne pas lui être versé, a toujours beaucoup de dettes, pourrait du coup perdre son appart faute de pouvoir payer le loyer et a également appris la semaine dernière que le type sur qui il lorgnait a probablement trouvé quelqu'un.
J'ignorais tout ça quand il m'a demandé de l'appeler hier soir, mais vu qu'il était presque 22h et que j'étais sur le point de poser ma tête sur mon oreiller pour passer un moment en compagnie d'un bon bouquin ("Revenir de loin" de Marie Laberge, les parties en argot québécois sont un peu rudes, mais c'est super chouette quand même), j'ai répondu à son message "je suis encore chez mes parents (et la marmotte, elle met le chocolat…), je t'appelle demain, ok?".
Après… il a eu ce comportement qui m'agace terriblement chez les autres même si j'ai très peur parfois de le pratiquer aussi, il m'a tout raconté quand même par textos. Plutôt que de se dire "ok, elle est pas disponible maintenant, c'est normal, ma vie est une merde de toute façon", il s'est étalé avec le genre de phrases qui font que si tu ne réponds pas, tu as juste l'impression d'avoir ouvert la porte-fenêtre et scié le garde corps du balcon du 6ème avant de lui dire qu'il y a David Tennant nu en bas de chez lui. (Bon, Tennant, ça marche sûrement mieux avec moi, mais vous aurez compris le concept)
Bien sur, G. est une drama queen, et dans toute sa splendeur en plus, mais il n'en reste pas moins que sa vie n'est pas bien marrante. Évidemment, personne ne l'a endetté, il a fait ça tout seul, il est clair aussi que les problèmes qu'il a au taf viennent en grande partie de son caractère difficile et de sa façon de la jouer "moi j'ai le droit et pas toi", mais il n'en reste pas moins qu'il n'a pas un rond, des dettes, un salaire amputée d'une saisie, un licenciement en cours, un futur ex patron bien décidé à le faire chier et pas d'amour dans sa vie. On peut le tourner dans tous les sens, c'est un peu lourd au final.
Donc, ce soir, il va falloir que je l'appelle et que je lui cause… et comme souvent, je ne sais pas quoi lui dire. Surtout que je n'ai absolument aucune idée du degré réel de vérité dans tout ce qu'il va me dire. Et donc, encore moins de moyen de donner le moindre conseil utile. Vous me direz, qu'importe les conseils, il a surtout besoin d'écoute. Certes, mais… après deux ex qui m'ont menacés de se suicider si je les quittais (les 2 vont bien, merci), dont un que j'ai trouvé en train d'essayer de charger son arme, bourré comme une olive, j'ai un problème avec les gens qui parlent d'en finir, allez savoir pourquoi.
Et G., justement, est très souvent dans le registre "ma vie est une merde, je suis une merde, je ne sers à rien ni à personne et le monde se porterait beaucoup mieux si je n'étais plus là". Le hic… c'est que franchement, plus je regarde notre relation, plus je me dis que je ne souhaite bien évidemment pas sa mort, mais que je pourrais sans gros problèmes me passer de notre amitié… De toute façon, à moins qu'il ne gagne au loto, je ne reverrai jamais le pognon que je lui ai prêté et ça fait longtemps que la moyenne de nos contacts est une corvée tant il me mine le moral.
D'autant qu'en parlant de moral, sachant que le mien est au mieux plutôt chancelant, je ne suis pas vraiment la personne idéale pour l'entendre se lamenter. Alors, est-ce que c'est parce que je ne veux pas être une amie sur qui on ne peut compter que quand ça va bien, je ne sais pas, mais c'est sur que je vais l'appeler ce soir… et attendre que ça passe, une fois de plus.
28 octobre 2011
Le bout du tunnel
Quitte à faire dans le mélo, autant y aller à fond, non? Bon, ok, c'est juste pour dire que la semaine de vacances de C. tire à sa fin, et ma semaine de rien aussi, du coup, et c'est pas trop tôt.
J'en profite pour parler d'un truc dont j'ai honte, mais que je n'arrive pas à contrôler, parce que c'est le genre de semaines qui illustrent le mieux cette tendance regrettable. J'ai un côté "fan/harceleur/psychopathe".
Alors non, je ne suis pas en train de m'imaginer comme certains que l'objet de mon affection est amoureux de moi à base de "je l'ai croisé dans la rue, c'est sur, il m'aime", faut pas charrier non plus, je ne suis pas mytho. Et surtout, j'ai plein de preuves écrites de ce que j'avance…
Parce que voilà, je collectionne, je "traque", j'épie. Surtout, je collectionne en fait. Mais à un point qui m'inquiète parfois. Alors, je peux prendre pour excuse ma mémoire de poisson rouge (dont ce blog illustre parfaitement l'idée puisqu'en plus, tel le bidule à nageoire moyen, il tourne en rond soigneusement), mais il y a plus que ça, puisque même avec mes connections défaillantes, j'arrive tout de même à me souvenir de l'essentiel (mon prochain rendez-vous avec C., c'est mercredi prochain, parce que lundi il est en déplacement pour le taf à Z. et mardi, une de ses amies vient de loin pour manger avec lui parce que c'est la Toussaint et qu'elle a congé, elle. La preuve que je peux me souvenir si je veux).
Je disais donc, j'ai une foutue tendance à la collection… de conversations. Depuis que je connais C., j'ai par exemple gardé la quasi totalité des mails échangés (je garde le dernier échangé, qui contient les autres en historique, pour ne pas en avoir 30'000 non plus), jusqu'au premier où je lui disais que je n'avais pas trouvé de raisons professionnelles de l'appeler et donc bon, tant pis pour le pro, on se la fait cette petite bouffe?
C. avait aussi mentionné une fois un blog, en anglais, où il passe de temps à autre causer avec des gens qui ont les mêmes intérêts que lui pour les sursauts de mère Gaïa. Je crois qu'il m'avait même (le fou) envoyé le lien la première fois. Pire, il m'a dit plus tard quel était son pseudo là-bas…
Autant dire que le blog en question est sur mon reader depuis le premier jour, que j'ai lu à peu près toutes les conneries qu'il y a écrites (et les réponses de quelques uns) et que ça a au moins eu l'effet positif de faire progresser encore un peu mon anglais, ma connaissance du sous-sol de notre planète et d'ouvrir quelques abîmes de réflexion sur les besoins étonnants de tomber dans la déconne la plus absurde et totale qu'ont les gens super pointus et intelligents.
J'ai aussi l'intégralité de nos discussions whatsapp, vu que j'ai découvert qu'on pouvait sauvegarder les conversations en les envoyant par mail. Et récemment, j'ai repris ce fichier très très brut, j'ai trié par date, remis dans l'ordre (la sauvegarde affiche le texte du plus récent au plus ancien, c'est pas très confortable de lire de bas en haut), et fais de la mise en page pour avoir quelque chose d'agréable à lire.
Si C. savait ça, (enfin, il sait pour la sauvegarde, pas pour la remise en page minutieuse), il se poserait sans doute beaucoup de questions, c'est sur… Mais s'il savait, et c'est là que je tombe dans le carrément pathétique et inquiétant, que j'ai chargé une petite appli dictaphone sur mon xperia… pour enregistrer nos conversations dans ma voiture (parce que si c'est assez naturel de nos jours de poser son téléphone quelque part sur la console centrale, ça ne l'est pas vraiment de le faire dans la voiture des autres. Et depuis le sac à main, la voix est quand même pas mal couverte par des bruits divers et variés dus aux frottements).
Si je l'ai fait, c'est principalement pour pouvoir entendre sa voix quand je veux, mais je me rends compte qu'enregistrer quelqu'un à son insu, ce n'est tout de même pas très normal (ou même légal d'ailleurs). Alors bien sur, je garde ces conversations pour moi et même s'il me faisait le pire coup de pute de la terre, je ne me servirais jamais de tout ce que j'ai/je sais sur lui pour lui porter préjudice, je ne suis ni rancunière ni agressive. Mais je ne suis pas sûre que, passé le moment de gonflement d'ego, j'apprécierais beaucoup de savoir que quelqu'un m'a enregistré sans que je le sache, c'est quand même super glauque.
Voilà, je suis une cinglée sous couverture, qui a aussi repéré sur une carte, en tirant un trait pour être précise, la direction exacte de sa maison depuis chez moi (je ne la vois pas, c'est beaucoup trop loin et trop montagneux dans le coin) et le soir, je regarde par là (bon, faut dire, c'est vraiment pile en face de ma porte fenêtre, là où j'ai de toute façon une très belle vue) et je lui dit bonne nuit.
Cette collectionnite aigüe ne se limite toutefois pas qu'à l'objet inaccessible de mon désir (sauf pour le coup de la fenêtre), j'ai aussi toute une collection de mails, de t'chats, whatsapp et même lettres de diverses provenances. Certains franchement pas récents d'ailleurs. J'ai gardé par exemple plein de mails et de t'chats échangés avec mon ex, avec O., et même avec diverses connaissances internet. Oui ma Maz, toi aussi t'es dans mes archives, comme quelques t'chats de folie avec 15 intervenants de la belle époque des diaristes.
Mon passé m'échappe souvent, alors je le thésaurise quand je peux. Après, faut pas qu'on s'étonne si j'apprécie l'écrit… tant il est vrai, pour moi plus que pour d'autres, que les paroles s'envolent et que les écrits restent… sauf quand j'ai mon dictaphone avec moi… hem…
ps. Au fait Maz, t'as vu que tes commentaires remarchent au moins?
